Le cannabis pour les jambes sans repos : CBD, dopamine & études

L’essentiel : le syndrome des jambes sans repos (RLS) touche 5 à 10 % de la population et est souvent résistant aux traitements. Le cannabis intervient directement dans la pathophysiologie du RLS via la modulation dopaminergique (CB1 dans les ganglions de la base) et le traitement spinal de la douleur (TRPV1).
En un coup d’œil :
  • Le RLS touche 5 à 10 % de la population et est souvent résistant au traitement.
  • Ghorayeb 2020 : 6 des 6 patients RLS résistants aux traitements ont atteint une rémission complète.
  • Le cannabis attaque via CB1 (ganglions de la base, dopamine) et TRPV1 (inhibiteur de la douleur spinale)

Le syndrome des jambes sans repos et le système endocannabinoïde

Le syndrome des jambes sans repos (SJSR) est une maladie neurologique qui se caractérise par un besoin lancinant de bouger les jambes, surtout la nuit. Il touche 5 à 10 % de la population. La pathophysiologie sous-jacente implique une dérégulation dopaminergique dans les ganglions de la base et le traitement spinal de la douleur – deux systèmes où le SCE intervient directement.

Lien neurobiologique : RLS et ECS

Composé dopamine-ECS : les récepteurs CB1 sont situés sur les neurones dopaminergiques de la substantia nigra et du striatum. Les cannabinoïdes du cannabis modulent la libération de dopamine – pertinent pour le RLS dont le principal traitement est un médicament dopaminergique (pramipexole, ropinirole).

Modulation de la douleur spinale : les troubles du RLS sont en partie dus à une suractivation des nocicepteurs spinaux. Le CBD désensibilise le TRPV1 et inhibe la COX-2 dans la moelle épinière – ce qui pourrait être pertinent pour les sensations de brûlure et de fourmillement.

Sommeil : le RLS entraîne des troubles massifs du sommeil. Le cannabis (CBD 150 mg + THC faible) a un effet inducteur de sommeil – utile sur le plan symptomatique, même s’il n’y a pas d’effet causal.

Situation des études : le cannabis pour le RLS

Il n’existe pratiquement pas d’ECR spécifiques sur le cannabis et le RLS :

Ghorayeb 2020 (Sleep Med) : Case Series, n=6 patients avec RLS qui n’ont pas répondu au traitement conventionnel. Les 6 ont rapporté une rémission complète ou substantielle des symptômes avec le cannabis (inhalation ou prise orale). Limites de la série de cas, mais pertinent pour une maladie rare et résistante au traitement.

Walther et al. 2021 (Mov Disord) : Survey, n=428 patients RLS. 36 % utilisaient du cannabis. Parmi eux, 70 % ont rapporté une amélioration des symptômes du RLS. Le sommeil et la sensation de repos ont été les plus fortement améliorés.

Mécanisme : les effets modulateurs de la dopamine du THC à faibles doses pourraient améliorer le RLS par des voies similaires à celles des agonistes de la dopamine. Pas directement prouvé, mais pharmacologiquement plausible.

Ce qui pourrait le mieux aider en cas de RLS

Le soir avant de dormir :
– CBD 100-150 mg sublingual (sommeil + désensibilisation TRPV1)
– THC 2,5-5 mg faible (modulation dopaminergique ; relaxation musculaire)
– spectre complet avec une forte proportion de myrcène-terpène (sédatif, relaxant musculaire)

Point fort de l’étude : Ghorayeb 2020 : 6 patients sur 6 souffrant d’un RLS réfractaire ont obtenu une rémission complète ou substantielle des symptômes grâce au cannabis. Walther 2021 (n=428 patients atteints de RLS) : 70% des utilisateurs de cannabis rapportent une amélioration. Pour une maladie résistante aux traitements, c’est remarquable.

En cas d’augmentation (effet secondaire des agonistes dopaminergiques) :
L’augmentation est l’effet secondaire le plus redouté du pramipexole/ ropinirole – aggravation des symptômes du RLS par le médicament lui-même. Le cannabis comme option adjuvante ou alternative en cas d’augmentation est cliniquement intéressant.

Important : le cannabis peut interagir avec les agonistes de la dopamine (inhibition du CYP3A4 par le CBD). Consultation médicale en cas de combinaison.

En savoir plus sur le sujet :

FOIRE AUX QUESTIONS : Cannabis et Restless Legs

Résumé

Le RLS et le SCE sont liés par la modulation dopaminergique et le traitement de la douleur spinale. Les données de l’enquête (Walther 2021 : 70 % d’amélioration) et les données de la série de cas (Ghorayeb 2020 : rémission complète dans 6 cas) sont prometteuses. Les ECR cliniques font défaut. Le soir, CBD 100-150 mg + THC faible est la recommandation pratique. Ne remplace pas les agonistes de la dopamine, mais option adjuvante judicieuse. Cannabis en cas de troubles du sommeil pour la composante sommeil ; cannabis en cas de neuropathie pour la modulation de la douleur spinale.

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